Portrait de la situation

Années concernées par la deuxième vague de pyrrhotite : 2003 à 2008 et peut-être 1 cas en 2009. 

Selon des données compilées par l’estimateur de la Cour, il y avait 980 victimes au 27 octobre 2011 incluant 15 commerces.

La Coalition d'aide aux victimes de la pyrrhotite estime pour sa part ce nombre aujourd’hui à plus de 2000 victimes connues réparties comme suit :

  • 685 victimes couvertes par un plan de garantie
  • 1300 victimes non couvertes par un plan de garantie
  • 15 commerces

La Coalition évalue les dommages à plus d'un milliard de dollars strictement pour le volet résidentiel.
Les coûts moyens de réparation selon l’estimateur de la Cours sont les suivants :

  • 211 000 $ pour une résidence unifamiliale
  • 200 000 $ pour 2 maisons jumelées (100 000 $ par maison)
  • 512 000 $ pour un quadruplex

Le coût dépassera 600 000 $ pour certaines résidences de plus grande valeur.

Ce sera une perte totale pour quelques résidences totalement construites en béton.

En tenant compte des coûts réels de réparation par les plans de garantie, la Coalition prévoit des coûts de réparation supérieurs à ceux soumis par l’estimateur.

Depuis le début de la crise, un peu plus de 1200 résidences ont été réparées à ce jour.

La GMN de l’APCHQ a mis sous surveillance 80 résidences. À la suite d’intervention de la Coalition, la GMN a produit des rapports confirmant le vice de construction auprès de certaines résidence parmi ces 80. Nous ne connaissons toutefois pas le nombre de victimes dont les résidences demeurent toujours sous surveillance

Qualité Habitation a également mis la majorité des dossiers qui lui ont été soumis sous surveillance. Ses décisions confirmant la pyrrhotite sortent au compte goutte, malgré de nombreuses interventions de la Coalition à ce sujet.

Le désastre de la pyrrhotite est l’un des pires vices de construction recensé au Canada.

Les victimes ont obtenu une aide de 52 M$ du gouvernement provincial jusqu'à aujourd'hui. 

L’aide du fédéral promit lors du budjet du nouveau gouvernement de M. Trudeau ce jour ce chiffre à 10 millions par années sur une période de trois ans.

La norme sur la qualité des agrégats du béton n’a toujours pas été révisée et est toujours aussi floue.

Un comité d’expert a été mis en place par la RBQ pour déterminer la limite permise de pyrrhotite mais les résultats ne devrait pas être connus avant plusieurs années. 

Le procès a débuté à l’automne 2012. Un jugement a été rendu à l'été 2014, mais porté en appel par SNC Lavallin. La cour d'appel entendra probablement la cause à l'automne 2017 et celle-ci dispose d'un délai de 6 mois ensuite pour rendre son jugement.